Chaque mois, des milliers d’employeurs de la construction au Québec doivent s’acquitter d’une obligation incontournable : la transmission du rapport mensuel à la Commission de la construction du Québec (CCQ). Cette démarche administrative, encadrée par la Loi R-20, est souvent source de confusion, d’erreurs et, dans le pire des cas, de pénalités financières significatives. Pourtant, avec une bonne organisation et les bons outils, remplir votre rapport mensuel CCQ peut devenir une tâche simple et rapide.
Ce guide s’adresse aux employeurs de l’industrie de la construction qui souhaitent maîtriser cette obligation de bout en bout : quoi déclarer, comment calculer chaque cotisation, quelles erreurs éviter et comment automatiser le processus pour ne plus y penser.
Tout employeur assujetti à la Loi R-20 a l’obligation de transmettre un rapport mensuel à la CCQ, et ce, même si aucun travail de construction n’a été exécuté durant la période concernée. Cela inclut les entreprises générales, les sous-traitants spécialisés et les entrepreneurs autonomes qui ont travaillé sur des chantiers assujettis.
Il n’existe aucune exception liée à la taille de l’entreprise. Qu’on gère une équipe de deux charpentiers ou une centaine d’employés sur plusieurs chantiers simultanés, l’obligation est identique. La conformité repose entièrement sur l’employeur, et toute omission est traitée comme un manquement.
Le rapport mensuel doit être transmis au plus tard le 15 du mois suivant la période couverte. Ainsi, les heures travaillées en mars doivent être déclarées au plus tard le 15 avril. Si le 15 tombe un jour férié ou une fin de semaine, le délai est repoussé au prochain jour ouvrable.
Depuis septembre 2025, la CCQ exige que tous les rapports soient transmis exclusivement en ligne, soit via les services en ligne (SEL) de la CCQ, soit par l’entremise d’un logiciel comptable ou d’un fournisseur de services de paie autorisé. La transmission papier n’est plus acceptée.
Pour chaque salarié déclaré, l’employeur doit inscrire les renseignements suivants :
C’est la section la plus complexe du rapport. Voici le détail des remises que l’employeur doit calculer et verser.
Contrairement à la plupart des secteurs, dans la construction québécoise, ce n’est pas l’employeur qui verse directement les vacances à ses employés. Il verse mensuellement à la CCQ une indemnité de 13 % du salaire cotisable, répartie comme suit :
C’est ensuite la CCQ qui remet les chèques de vacances directement aux travailleurs, deux fois par année (juin et novembre). Pour en savoir plus sur le calcul de la paie et la gestion des salaires dans la construction, nous avons rédigé un guide complet.
L’employeur doit précompter les cotisations syndicales sur la paie de chaque salarié et les remettre à la CCQ en même temps que le rapport mensuel. Les taux varient selon l’association syndicale à laquelle appartient chaque travailleur. Ces taux sont publiés sur le site de la CCQ et mis à jour périodiquement.
Ces cotisations (incluant la part de l’employeur et la part salariale) financent le régime de retraite et le régime d’assurance collective de l’industrie (MÉDIC Construction). Les montants varient selon le secteur et le code de métier.
L’employeur doit également verser 0,02 $ par heure travaillée au Fonds d’indemnisation des salariés de l’industrie de la construction. Ce fonds sert à indemniser les travailleurs en cas d’insolvabilité de l’employeur.
Ne pas respecter l’échéance du 15 du mois est une décision coûteuse. La CCQ applique une pénalité de 20 % sur les sommes dues en cas de retard, à laquelle s’ajoutent des intérêts annuels de 6 %. Si l’employeur ne règle pas dans les dix jours suivant la réception d’un avis, la CCQ peut transmettre le dossier à ses procureurs.
Ces sanctions illustrent l’importance d’un registre des activités quotidiennes et de paie rigoureux. Sans données fiables sur les heures travaillées par chantier, par salarié et par semaine, remplir le rapport mensuel sans erreur devient un exercice hasardeux. Consultez également notre article sur les obligations de tenue de registres dans l’industrie de la construction pour connaître les durées de conservation imposées.
Après des années d’accompagnement d’entreprises de construction, voici les erreurs qui reviennent le plus souvent :
La bonne nouvelle : les employeurs qui utilisent une application de pointage mobile conforme à la Loi R-20 peuvent réduire considérablement le temps consacré à la production du rapport mensuel. Mobile-Punch, par exemple, enregistre les heures travaillées de chaque salarié par chantier, par code de projet et en temps réel. Les données sont horodatées, géolocalisées et exportables directement vers les principaux logiciels comptables québécois comme Acomba, Employeur D, Nethris ou Avantage.
Cette automatisation élimine la retranscription manuelle des heures, réduit les erreurs de calcul et produit des feuilles de temps prêtes à être intégrées au rapport mensuel CCQ. C’est une approche qui améliore directement la précision du traitement de la paie tout en libérant du temps pour les tâches à plus haute valeur ajoutée. Pour les entreprises qui gèrent plusieurs chantiers simultanément, l’application de gestion de projets de Mobile-Punch permet également de ventiler les heures par projet, ce qui est essentiel pour une déclaration précise par secteur et par code de métier.
Des outils comme Mobile-Punch ont été conçus précisément pour que la conformité CCQ soit une conséquence naturelle de votre façon de travailler, et non une corvée de fin de mois.
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